Paroles d’illustres végés

Par Valérie Manuelli-Chauvin, adhérente REV région PACA

Suite du Billet d’humeur à l’attention des « bouffeurs de Végans » : Le comportement de l’homme envers l’animal est un des plus vieux tabous du monde et le véganisme n’a rien d’une lubie moderne. Les défenseurs de la cause animale ont toujours existé. Les Vegan aussi. Florilège.

Dès lors qu’un engagement est motivé par l’éthique et la morale, la tolérance envers le camp adverse n’a plus lieu d’exister. La barbarie ne saurait être admise comme une option que l’on peut bannir pour soi-même mais qu’il convient de respecter chez l’autre.

Le refus de la nourriture carnée a toujours engendré un discours prosélyte. Et c’est sans complaisance que les illustres végé du passé ont exhorté leurs semblables à les imiter.

Pythagore, premier militant végé

Plus de 500 ans avant J-C, Pythagore fut le premier grand propagandiste végan. Du reste, jusqu’au 19ème siècle, le végétalisme était appelé le «régime de Pythagore» et ses adeptes les «pythagoriciens». Le philosophe et mathématicien écrivait : « La terre donne des richesses en abondance et de la nourriture pacifique. Elle nous offre des repas qui ne sont tachés ni de sang ni d’assassinat ».

L’Antiquité compte de nombreux et glorieux prédicateurs végan, tel le philosophe et homme politique romain Sénèque (« l’homme n’a pas à se satisfaire du sang versé par les animaux pour être heureux car, quand la pratique du meurtre devient une
habitude, la brutalité passe dans les mœurs ») ; ou le poète latin Ovide qui vilipenda maintes fois ses congénères carnassiers dans son œuvre majeure «Les métamorphoses» (« Mais dans cet âge antique dont nous avons fait l’âge d’or, l’homme était riche et heureux avec les fruits des arbres et les plantes de la terre; le sang ne souillait pas sa bouche (…) Maudit soit celui qui, le premier, dédaigna la frugalité de cet âge, et dont le ventre avide engloutit des mets vivants! Il a ouvert le chemin au crime. »)

Plutarque évoque le meurtre des non humains

L’écrivain et philosophe grec Plutarque consacra également une grande partie de ses réflexions et de son travail au végétarisme éthique et interpella mille fois ses contemporains sur le sujet. Ses «œuvres morales» regorgent de textes où il exprime toute son horreur envers la nourriture carnée et tout son effroi sur ce qu’une telle pratique dit des Hommes. Une phrase parmi les centaines qu’il écrivit sur le sujet : « Je vous demande avec étonnement quel motif ou plutôt quel courage eut celui qui le premier approcha de sa bouche une chair meurtrie, qui toucha de ses lèvres les membres sanglants d’une bête expirante, qui fit servir sur sa table des corps morts et des cadavres, et dévora des membres qui, le moment d’auparavant, bêlaient, mugissaient, marchaient et voyaient? Comment ses yeux purent-ils soutenir l’aspect d’un meurtre? Comment put-il voir égorger, écorcher, déchirer un faible animal? Comment put-il en supporter l’odeur? Comment ne fut-il pas dégoûté et saisi d’horreur quand il vint à manier l’ordure de ces plaies, à nettoyer le sang noir qui les couvrait ? »

L’histoire de l’Humanité est peuplée de glorieux représentants et militants végé, dont voici une liste très loin d’être exhaustive : Confucius, Platon, Socrate, Léon Tolstoï, Franz Kafka, Friedrich Nietzsche, le mahatma Gandhi, Victor Hugo, Léonard de Vinci, Benjamin Franklin, Claude Levi-Strauss, George Sand, Isaac Bashevis Singer, Voltaire, Jean-Jaques Rousseau, Alphonse de Lamartine, Bossuet, Paul Claudel, Charles Darwin, Isaac Newton, Vincent Van Gogh, Mark,Twain, Richard Wagner, Thomas Edison, H.G Wells, Émile Zola, Marguerite, Yourcenar, Jules Michelet, Milan Kundera, Georges Bernard-show, Romain
Rolland, Théodore Monod, Albert Scwheizer, Arthur Schopenhauer, Alfred Kastler, Albert Einstein, Peter Singer…

Des « décérébrés » de cet acabit, on en redemande…

Tous ces écrivains, philosophes, inventeurs, politiciens, guides spirituels, scientifiques, artistes… parmi lesquels des Prix Nobel et des Panthéonisés, tous ces esprits universels, tous ces génies, tous ces êtres d’exception ont consacré une part importante de leur œuvre ou de leur prise de parole publique à la défense des animaux et à la lutte contre l’alimentation carnée. Tous considéraient que jamais il n’y aurait de paix sur la Terre ni de fraternité entre les Hommes tant que ceux-ci mangeraient des animaux. Et tous considéraient aussi la consommation de chair animale comme délétère pour l’Homme.

Alors les végéphobes pourront bien éructer leurs injures et s’esclaffer avec leurs blagues égrillardes… les végé se consoleront sans trop de mal d’appartenir à une communauté si admirablement fréquentée.

Ainsi parlaient les illustres végé…

La collectivité végé contemporaine compte beaucoup de célébrités bien vivantes (et en pleine forme), des sportifs de haut-niveau, des intellectuels, des artistes, la moitié des stars hollywoodiennes… Mais c’est de nos chers et merveilleux disparus qu’il convient en l’instant d’exhumer les plus belles paroles:

« Tant que nous sommes nous-mêmes les tombeaux vivants d’animaux assassinés, comment pouvons-nous espérer des conditions de vie idéales sur cette Terre ? » George Bernard-Show, Dramaturge, Prix Nobel de Littérature

« Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s’entre-tueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l’amour. La terre donne des richesses en abondance et de la nourriture pacifique. Elle nous offre des repas qui ne sont tachés ni de sang ni d’assassinat. » Pythagore, philosophe grec de l’Antiquité

« Jusqu’à ce qu’il étende le cercle de sa compassion à toutes les créatures vivantes, l’homme lui-même ne trouvera pas la paix » .
Albert Schweitzer, Médecin missionnaire, philosophe et théologien. Prix Nobel de la Paix 1953

« Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura aussi des champs de batailles. Si l’homme cherche sérieusement et honnêtement la voie de la morale, la première chose qu’il doit abandonner est la consommation de viande. La nourriture carnée est un résidu primitif ; le passage à une alimentation végétarienne est la première manifestation de l’instruction. » Léon Tolstoï, écrivain et humaniste russe

« J’ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance, et le temps viendra où les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent maintenant le meurtre de leurs semblables. » Léonard de Vinci, peintre, sculpteur, architecte et savant italien, homme d’esprit universel

« Ce sera un grand progrès dans l’évolution de la race humaine quand nous mangerons des fruits et que les carnivores disparaîtront de la Terre. Tout sera faisable sur cette Terre à partir du moment où nous viendrons à bout des repas de viande et des guerres ». George Sand, romancière, dramaturge, journaliste

« Je pense que les transformations et les effets purificateurs d’un régime végétarien sur l’homme sont très bénéfiques à l’espèce humaine. Par conséquent, en choisissant le végétarisme, on sera à la fois heureux et paisible ». Albert Einstein, physicien allemand, prix Nobel de physique

« Je crois que l’évolution spirituelle exige, à un certain stade, que l’on cesse de tuer nos frères les animaux pour la satisfaction de nos désirs corporels. Jamais je ne consentirai à sacrifier au corps humain la vie d’un agneau. J’estime que, moins une créature peut se défendre, plus elle a droit à la protection de l’homme contre la cruauté humaine. » Gandhi, homme politique et guide spirituel indien

« Qu’y a-t-il de plus repoussant que de se nourrir continuellement de chair de cadavre ? » Voltaire, écrivain et philosophe français.

« Un jour viendra où l’idée que, pour se nourrir, les hommes du passé élevaient et massacraient des êtres vivants et exposaient complaisamment leur chair en lambeaux dans des vitrines, inspirera sans doute la même répulsion qu’aux voyageurs du XVIème ou du XVIIème siècle, les repas cannibales des sauvages américains, océaniens ou africains ». Claude Lévi-strauss philosophe, enseignant, anthropologue, ethnologue.

« Il est évident que la nourriture normale de l’homme est végétale ». Charles Darwin, naturaliste, géologue, paléontologue, explorateur, écrivain, éthologue, entomologiste

« Je suis végétarienne car je ne vois pas comment je pourrais digérer l’agonie ». Marguerite Yourcenar, écrivaine, poétesse, première femme élue à l’Académie française. XXeme s.

« Ma mère était convaincue, et j’ai gardé à cet égard ses convictions, que tuer les animaux pour se nourrir de leur chair et de leur sang est l’une des plus déplorables et des plus honteuses infirmités de la condition humaine; que c’est une de ces malédictions jetées sur l’homme. Elle croyait, et je crois comme elle, que ces habitudes d’endurcissement du cœur à l’égard des animaux les plus doux, ces immolations, ces appétits de sang, cette vue des chairs palpitantes, poussent les instincts du cœur à la cruauté et à la férocité. » Alphonse de Lamartine, écrivain, poète, historien, homme politique, membre de l’académie française. 19ème siècle.

« Abstenez-vous, mortels, de souiller vos corps de mets abominables (…). La terre, prodigue de ses trésors, vous fournit des aliments délicieux; elle vous offre des mets qui ne sont pas payés par le meurtre et le sang. (…).Quel crime n’est-ce pas d’engloutir des entrailles dans ses entrailles, d’engraisser son corps avide avec un corps dont on s’est gorgé et d’entretenir en soi la vie par la mort d’un autre être vivant ! Quoi donc ? Au milieu de tant de richesses que produit la terre, la meilleure des mères, tu ne trouves de plaisir qu’à broyer d’une dent cruelle les affreux débris de tes victimes, dont tu as rempli ta bouche, à la façon des Cyclopes ? Tu ne peux, sans détruire un autre être, apaiser les appétits déréglés de ton estomac vorace ? » Ovide, poète latin de l’Antiquité (1er siècle) in « Les métamorphoses ».

« Si quelque jour se généralisait la certitude que l ́homme peut se passer de la chair des animaux, il y aurait non seulement une grand révolution économique (…), il y aurait encore une amélioration morale probablement aussi importante et certainement plus sincère et plus durable que si l’Envoyé du Père revenait une seconde fois visiter notre terre pour réparer les erreurs et les oublis de son premier pèlerinage. » Maurice Maeterlinck, écrivain et poète belge, Prix Nobel de littérature 1911.

« La cruauté à l’égard des animaux n’est conciliable ni avec une véritable humanité instruite, ni avec une véritable érudition. C’est un des vices les plus caractéristiques d’un peuple ignoble et brutal. » Alexander von Humboldt, Naturaliste et géographe allemand, fondateur de la Climatologie et de la Biogéographie de la planète et des océans. 18/19ème s.

« L’anatomie comparée nous enseigne qu’en toute chose, l’homme ressemble aux animaux frugivores et en rien aux carnivores.
La nourriture naturelle de l’humain, au regard de sa structure, devrait consister en fruits, racines et légumes. » Georges Cuvier, Naturaliste, anatomiste et géologue français, secrétaire de l’Académie des Sciences, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle. 18/19ème s.

Un commentaire sur “Paroles d’illustres végés

  1. COMBELLES says:

    Bonjour,
    Merci pour votre article.
    Avez-vous les références des oeuvres dont sont extraites les citations? Notamment celle de Claude Lévi-Strauss, abondamment partagée sur le web dans la communauté végane et végétarienne, sans que jamais sa source ne soit donnée.
    Merci d’avance.

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