Par Sandro Rato, co-référent IDF et Azelma Sigaux, auteur, pour la REV

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nos espoirs ont été récompensés. L’énergie que nos bénévoles ont mobilisée dans ces élections régionales en Île-de-France a permis à la REV de gagner en visibilité. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous témoigner votre sympathie et vos messages d’encouragement nous engagent à poursuivre. Certains d’entre vous découvraient notre mouvement au moment de glisser le bulletin dans l’urne et ont opté pour une proposition politique claire, sans ambiguïté, pour répondre aux urgences éthiques de notre siècle. Merci aux presque 40000 électeurs qui ont fait ce choix. Nous espérons pouvoir compter sur votre soutien à l’avenir.

 L’heure est aux mobilisations. Alors que le système extractiviste qui préside aux chantiers du Grand Paris poursuit sa course folle pour recouvrir de béton les dernières terres agricoles d’Île-de-France, le collectif des Soulèvements de la Terre organise la résistance, la désobéissance et la Convergence des Luttes et ont occupé différents sites des cimentiers Lafarge et Eqiom. Alors que le Sénat tarde à examiner la Proposition de Loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale, les associations (la Fondation Brigitte Bardot en tête) rappellent leurs devoirs démocratiques aux représentants d’une institution dépassée.

Pendant ce temps, la classe politique se fait le porte-parole du capitalisme financier en érigeant Bernard Arnault en figure incontournable d’une République devenue servante de l’économie dominante et en vouant aux gémonies les activistes d’Attac qui ont recouvert de peinture noire les vitrines de la Samaritaine, la toute nouvelle incarnation de l’empire du luxe LVMH. Un sommet est atteint dans l’indécence lorsque l’Etat se fait l’avocat de cette même économie en assignant au tribunal deux activistes d’Extinction Rebellion et des Gilets Jaunes pour avoir voulu dénoncer les agissements climaticides, écocidaires et antisociaux de BlackRock, premier gestionnaire d’actifs au monde.

Même indécence lorsque Emmanuel Macron, à deux jours d’un 14 juillet (qui coûte chaque année, rappelons-le, plusieurs millions d’euros aux contribuables pour un étalage d’armes militaires et des feux d’artifice), annonce des obligations vaccinales sans les assumer et en profite pour exposer son plan austéritaire sur les retraites et le chômage, sans jamais remettre en cause la politique ultralibérale qui a mené à la crise économique et sociale que l’on connaît. Quelques mesurettes « écologiques » (rénovation thermique des bâtiments) y sont ajoutées à l’allocution moralisatrice, alors que l’urgence est ailleurs. Ce que l’on retiendra du discours, c’est la politique punitive et répressive, plutôt que préventive, à laquelle nous a habitué le Président.

Cette répression est le symptôme d’une peur, tout comme le sont les vaines polémiques identitaires qui alimentent le climat de guerre civile voulu par les néolibéraux et les productivistes. Car l’urgence est désormais un objet politique à part entière et l’écologie radicale devient une option politique envisageable. Dès lors, la civilisation fondée sur l’obscurantisme économiciste, sur la prédation, la domination, l’accumulation et l’exploitation, vacille. La REV entend agir contre cette civilisation par la voie des urnes. Certes, ce n’est pas le terrain qui apparaît aujourd’hui comme le plus légitime, pourtant, le vote reste un moyen d’action qui peut amener un changement en profondeur des institutions. D’ailleurs, il n’en existe aucun autre. Tant que les élus ne changeront pas, c’est le statu quo qui gagnera en valorisant une classe politique favorisée par l’abstention record. C’est pourquoi la REV mène la lutte en tant que parti. 

La Révolution Ecologique pour le Vivant et pour tous les êtres sentients n’adviendra que si nous parvenons à mobiliser les électeurs, non pas pour élire un homme providentiel (la REV fait le choix de ne présenter aucun candidat à l’élection présidentielle et milite pour la suppression de ce poste) mais pour avoir la possibilité de faire évoluer les lois et amener les autres formations d’écologie politique à corriger leurs dissonances internes. La prochaine grande étape, l’objectif de la REV, pour l’année prochaine, est de présenter des candidats dans un maximum de circonscriptions pour les législatives tout en construisant un Pôle d’écologie cohérente (entendez par là une écologie radicale, sociale, antispéciste et féministe).

Si vous êtes volontaires pour nous rejoindre, adhérer ou vous déclarer candidat, écrivez-nous dès cet été à l’adresse elections@rev-parti.fr.

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