Par David Joly, référent REV Hauts-de-France

La Révolution Écologique pour le Vivant félicite l’association L214 et Pierre Rigaux pour leur nouveau travail d’investigation qui démontre clairement que les pratiquants de la mort-loisir sont bien l’opposé de ce qu’ils prétendent être : non pas des gestionnaires efficaces et bienveillants des équilibres naturels, mais les initiateurs de déséquilibres profonds et irréversibles.

La faune sauvage ne se régénère plus, elle est quasiment exterminée, faute d’être agressée depuis trop longtemps. Dès lors, pour qu’elle puisse rester un stand de tir fournissant à chaque chasseur son lot de chair à canon, les instances cynégétiques relâchent chaque année 20 millions d’animaux issus d’élevages quelques jours, voire quelques heures avant leur mise à mort programmée.

Des animaux qui n’ont rien à envier, en terme de maltraitance et de conditions de vie, à ceux exploités par le monde agricole productiviste : encagement continu, promiscuité, privation des besoins physiologiques de base.

Des êtres sensibles condamnés à mourir à très court terme, que ce soit sous les plombs des chasseurs ou en raison de leur totale incapacité d’adaptation à un environnement qu’ils n’ont jamais connu.

Puisqu’il est notamment ici question de faisans, nombre de témoignages rapportent l’observation de ces oiseaux nichés au sein de haies et fourrés durant des jours entiers, incapables de se nourrir par eux-mêmes et mourant ainsi de faim. Ou encore leur course effrénée en direction des chasseurs venus les exécuter, la présence humaine étant pour eux synonyme de distribution de nourriture.

L’élevage que met en exergue le travail de L214 et de Pierre Rigaux n’est malheureusement pas un cas isolé. Ils sont légion en France et concernent nombre d’espèces chassées (perdrix, faisans, lapins, lièvres, sangliers, cervidés). Des élevages subventionnés par l’entremise de la Politique agricole commune européenne, à la tête desquels on retrouve bien souvent des responsables de structures cynégétiques. La boucle est ainsi bouclée.

Est-ce que cette enquête génèrera de la part du gouvernement une réaction digne et responsable pour mettre fin à cette hérésie, ou doit-on s’attendre à une nouvelle séance de calinothérapie des lobbies, avec la création d’une officine équivalente à la cellule Déméter afin de museler les lanceurs d’alerte sur les scandales de la chasse ?

La chasse est anachronique. La chasse est anti-écologique. La chasse est barbare.

La Révolution Écologique pour le Vivant, seul parti écologiste revendiquant l’abolition pure et simple de toutes les formes de chasse, le dit clairement : la guerre à la nature n’a pas sa place dans une société civilisée.

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