Le REV : un nouveau parti écologiste, au service du vivant

*Version longue de La Tribune publiée dans Le Monde du 9 février 2018:

L’écologie politique est dans l’impasse en France. Europe Ecologie les Verts a perdu aujourd’hui la crédibilité nécessaire pour porter le projet d’une société réinventée autour du respect de la planète et de tous ses habitants, humains comme non humains. Les guerres d’ego et les calculs mercantiles n’expliquent pas à eux seuls ce fiasco. Une des principales faiblesses d’EELV réside dans son mode de pensée dépassé : ce parti prône encore une écologie trop anthropocentrée, qui prétend que la nature est au service de l’homme. Si nous devons sauver la planète, ce serait donc uniquement en raison des services qu’elle nous rend. D’après cette conception, les animaux non humains, les mers et les forêts ne sont que des « ressources » qu’il faut prendre soin de ne pas épuiser trop vite. De ce fait, EELV s’accommode du modèle économique néolibéral et de sa violence intrinsèque, se contentant de lutter contre ses conséquences les plus néfastes pour la planète – ce qui explique sa participation à des gouvernements libéraux. On peut qualifier ce modèle d’ « écologie molle ».

Résultat : la défense des droits des animaux n’avance pas d’un pouce, l’industrie continue à faire la loi sur notre agriculture, notre politique énergétique reste indéfectiblement liée au nucléaire, la destruction de la biodiversité s’accélère, en même temps que la pollution de l’eau, de l’air et des sols. Ces sujets devraient faire la une de l’actualité, mais ils n’y occupent qu’une place accessoire. Les gouvernements qui se succèdent n’y accordent pas la moindre importance, en dépit de quelques effets d’affichage qui ne peuvent tromper que les naïfs. La France vient par exemple d’être rappelée à l’ordre par Bruxelles pour non-respect des normes européennes sur la qualité de l’air, tandis qu’elle manque de fermeté face aux perturbateurs endocriniens et qu’elle accorde de plus en plus de droits aux chasseurs, alors même que la majorité des Français demande une remise en cause de leurs privilèges.
Il y a peu pourtant, 15 000 scientifiques de 184 pays signaient une tribune pour interpeller sur la gravité de la situation en cours, à savoir cette sixième extinction de masse du vivant en 540 millions d’années, dont nous sommes les responsables.

Quelques chiffres pour le comprendre. Entre 1990 et 2015, la surface des forêts mondiales – indispensables notamment au stockage de CO2 et à la biodiversité – a diminué de 129 millions d’hectares, ce qui équivaut à la surface de l’Afrique du Sud. La disponibilité d’eau douce par habitant a diminué de moitié depuis le début des années 60. Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées et le réchauffement climatique risque d’atteindre 4 degrés à la fin du siècle. Nous avons déclenché la sixième extinction de masse du vivant depuis 540 millions d’années : il y a cent ans, on dénombrait 20 millions d’éléphants et 500 000 lions en Afrique ainsi que 100 000 tigres en Asie. Aujourd’hui, il ne reste que 500 000 éléphants et 20 000 lions en Afrique, et 3200 tigres à l’état sauvage en Asie. Une baisse d’effectifs qui dépasse les 95% à chaque fois. Si nous ne changeons rien à nos pratiques, les grands mammifères sauvages auront disparu de la surface de la Terre dans quelques décennies. Quant aux océans, ils pourraient être vides de poissons d’ici trente ans. De manière globale, au cours des 40 dernières années, les populations de vertébrés ont baissé de 60% sur la planète.
Nous tuons tout ce qui nous entoure, et nous nous tuons aussi par la même occasion, en raison de pratiques industrielles barbares : la pollution de l’eau et de l’air engendre chaque année la mort de plus de 12 millions de personnes dans le monde, les pesticides en tuent 200 000 et l’antibiorésistance 700 000.

Face à l’indifférence des partis de gouvernement qui continuent à promouvoir les politiques responsables de la catastrophe, et pour répondre aux manquements des partis écologistes actuels, s’impose la nécessité d’une nouvelle formation qui défende les intérêts du vivant sous toutes ses formes, le bonheur individuel et collectif, la non-violence, la liberté de chacun à s’épanouir dans sa singularité et dans le respect d’autrui. Il convient de créer un espace d’expression et de rassemblement pour tous les citoyens, de plus en plus nombreux, éveillés à la perspective d’un monde nouveau à inventer autour de ces valeurs. Dans ce but, le Rassemblement des Ecologistes pour le Vivant (REV) voit aujourd’hui le jour.

Il ne s’agit pas d’une énième entreprise de recyclage d’hommes, de femmes et d’idées vus et entendus depuis des années. Le REV est porteur d’une écologie nouvelle, radicale, que nous nommons « essentielle ». Cette écologie s’interroge sur nos devoirs à l’égard de toutes les formes du vivant, auxquelles nous reconnaissons une valeur intrinsèque, indépendamment de l’utilité immédiate que nous pouvons en retirer. Toute parcelle de vie possède en effet a priori le même droit que chacun d’entre nous à persévérer dans son existence, et l’appartenance à l’espèce dominante ne nous autorise en rien à détruire une vie animale ou végétale sans nécessité absolue. Cette écologie est métaphysique car elle souhaite repenser la place de l’homme dans le cycle du vivant en l’appelant à l’humilité, et en lui demandant d’endosser le rôle de tuteur de de toutes les formes de vie, puisque nous avons désormais sur elles le pouvoir de destruction ou de préservation.

Cette écologie essentielle est antispéciste : elle réclame une égalité de considération pour tous les animaux non humains sensibles, qu’ils soient chiens, chats, poules, cochons, vaches, moutons, lapins, renards, loups, sangliers, visons ou requins. Cela implique des droits fondamentaux pour chacun des individus animaux non humains, à commencer par le droit de vivre et celui de ne pas être maltraité. Actuellement nous élevons et tuons chaque année plus de 70 milliards d’animaux non humains terrestres, et nous pêchons 1000 milliards d’animaux marins, dans le seul but de satisfaire nos estomacs et ainsi que les intérêts de grands groupes agro-alimentaires. Est-il encore moralement acceptable de jouir ou de s’enrichir sur le calvaire de milliards d’êtres vivants sensibles ? L’écologie du XXIème siècle se doit de militer pour la fin de ce que le philosophe Jacques Derrida n’hésite pas à nommer le « génocide des animaux » : il convient de réclamer la suppression de la corrida, l’interdiction de la chasse, des zoos, des animaux dans les cirques, de la vivisection, et bien évidemment la fin programmée de la viande grâce au lancement d’une transition agricole vers un modèle entièrement végétal.

L’écologie essentielle ne se contente pas de militer pour les animaux : elle propose d’accorder une identité juridique à toutes les expressions du vivant avec lesquelles nous interagissons : les systèmes écologiques de la planète, mais aussi les « communs planétaires » tels que l’air ou les océans. A ce titre, nous souhaitons la reconnaissance par le droit international du crime d’ « écocide », c’est-à-dire de l’atteinte à un écosystème, afin de faire condamner les dirigeants d’entreprises et les politiciens complices qui polluent, cancérisent, exproprient ou détruisent des terres. Notre constitution nationale doit par ailleurs intégrer le respect de la planète comme l’un de nos impératifs. A ce titre, les énergies fossiles et nucléaires doivent évidemment être entièrement abandonnées au plus vite et remplacées par des énergies renouvelables.

L’écologie essentielle est porteuse d’un projet global qui ne se limite pas à protéger ce qu’on appelle maladroitement « l’environnement ». Elle est une philosophie de société qui prône la fin de l’exploitation sous toutes ses formes : exploitation de la nature, des animaux, mais aussi des humains. Or les inégalités extrêmes explosent : selon l’ONG Oxfam, 82% des richesses créées dans le monde l’an dernier ont profité aux 1% les plus riches, tandis que la moitié de la population mondiale n’en a tiré aucun bénéfice. Et nous connaissons tous désormais ce chiffre: les 1% les plus riches de la planète possèdent à eux seuls la moitié de la richesse mondiale. A rebours d’une conception progressiste de l’humanité, l’idéologie libérale a fait de l’égoïsme et de la compétition ses principes moteurs. L’écologie essentielle propose au contraire de mettre en place une politique de l’empathie et de la coopération : réduction des inégalités, renforcement des mécanismes de solidarité, consolidation et amélioration des services publics de santé, d’éducation, de transport et de culture.

Le projet qui doit concentrer notre attention est celui de l’épanouissement personnel de chaque individu. Il nous faut laisser de côté la question : «combien cela va rapporter, et à qui ? » et privilégier la seule qui vaille : « cela va-t-il contribuer au bonheur réel ? ».

L’écologie essentielle et l’antispécisme s’inscrivent dans la continuité de toutes les luttes qui ont permis, depuis des siècles, l’augmentation de notre sphère de considération morale afin d’y intégrer des catégories d’humains jusque-là rejetées : combat pour les droits des femmes, pour l’abolition de l’esclavage, pour la fin de la ségrégation raciale, ou pour les droits des homosexuels. Le REV porte le projet d’un nouveau progrès moral de l’humanité. Il milite pour une réduction substantielle du temps de travail, la décroissance de notre consommation, le renouvellement des pratiques démocratiques, le partage équitable des richesses avec un revenu d’existence doublé d’un plafonnement des plus hauts revenus, l’instauration d’un gouvernement mondial ou encore la fin progressive des frontières qui séparent les hommes.

Nous, signataires de cette tribune et fondateurs du Rassemblement des Ecologistes pour le Vivant, n’avons aucune ambition politique personnelle : les places ne nous intéressent pas. Nous souhaitons simplement favoriser l’expression d’un mouvement de pensée révolutionnaire pour les droits du vivant. Nous désirons que cette pensée infuse l’espace public. La création d’un parti politique et la participation à des élections nous semble une étape pour cela. Le REV propose de faire émerger une nouvelle génération d’élus que le mandat unique et non renouvelable ne détournera pas de sa mission altruiste, au service des autres.

L’objectif du REV est d’être présent aux prochaines élections européennes, en 2019, et d’y incarner l’alternative écologiste. Afin de n’être prisonnier de personne, le REV ne s’appuie sur aucune structure politique ou associative existante. Il ne bénéficie donc à sa création d’aucun moyen financier. Il se développera au gré des volontés individuelles, et de toutes ces énergies fatiguées d’être empêchées de rêver un avenir meilleur pour les hommes, les animaux non humains, et la nature.

Malena AZZAM, ancienne porte-parole de l’association PEA (Pour l’Egalité Animale), Aymeric CARON, journaliste et écrivain, Benjamin JOYEUX, juriste en droit de l’environnement

53 Commentaires sur “Le REV : un nouveau parti écologiste, au service du vivant

  1. GUIDI DEBARD CATHERINE says:

    Je partage entièrement votre vision de la société et souhaiterais vous soutenir car je n’ en peu plus de tant de bêtise, de cruauté, d’ indifférence, des lobies et de toute la misère installée.

  2. nadine troly says:

    Bravo bravo pour cette initiative attendue depuis longtemps comme la Hollande il faut un parti qui défend le vivant je vais en parler autour de moi

  3. Dominique Coquelle says:

    Bonjour
    J’ai été séduit par votre blog et pour son contenu qui correspond exactement à mon état de conscience d’aujourd’hui ainsi qu’à mon style de vie.
    Je me permet de vous communiquer un lien que je vous invite à visionner. Ce n’est peut être pas nouveau pour vous, mais je pense que ce problème de l’eau est central pour le devenir de notre humanité, et qu’il est important de le souligner dans les arguments de REV.
    Bien cordialement. Dominique.

    • admin says:

      Bonjour Dominique,
      Merci pour votre commentaire, l’eau est bien entendu un sujet crucial qui englobe de très nombreuses thématiques : changement climatique, mouvement migratoire, climat, politique etc. Nous allons dans les prochains jours enrichir le site en contenu. Très bonne journée à vous.

  4. Sellier Marie says:

    Petite suggestion : « Elle est une philosophie de société qui prône la fin de l’exploitation sous toutes ses formes : exploitation de la nature, des animaux, mais aussi des humains. » Ajouter bien sûr, bien évidemment, bien entendu = toute formule qui rassurera ceux qui penseraient que votre priorité est le bien-être animal et évitera leurs critiques 🙂 Cordialement

    • admin says:

      Bonjour Marie, merci pour cette suggestion qui montre l’importance d’apporter plus de contenus sur le site car le bien-être animal est bien sur l’une de nos priorités. Nous allons alimenter en contenu le site dans les jours qui viennent, nous avons reçus beaucoup de messages et nous souhaitons avant cela répondre à toutes . Très bonne journée!

  5. HERTRICH says:

    Cela fait très longtemps que j’attends ce moment alors UN GRAND MERCI de TOUT MON COEUR. Vous ne serez pas seuls…. 🙂

    • admin says:

      Bonjour Pascale, merci beaucoup pour votre message, nous partons avec des idées, des espoirs et nous sommes heureux que notre démarche soit si bien acceptée! Très bonne journée à vous!

  6. JM says:

    Bonjour,
    Ravi de découvrir le REV , grâce à une amie.Un « parti »comme je n’osais en imaginer un en espérant que le même souffle d’indépendance,d’anti égocentrisme,et d’empathie demeurera toujours!
    Une question dont la réponse est importante pour moi mais qui peut je crois servir à d’autres.Je ne mange plus de viande depuis deux ans,je suis évidemment anti corrida,zoo, aquarium,cirque avec animaux,chasse,et tout ce qui ne respecte pas l’animal mais pour des raisons que je n’ai pas la place d’exposer ici,je mange encore du poisson,je porte encore des chaussures en cuir que je n’ai pas jetées ,et ma question est donc »Faut il être vegan , quasiment « parfait »pour adhérer au parti?
    Merci ,je vous prie de bien vouloir m’excuser pour la longueur de mon message mais la question me semble importante,surtout la réponse.Quoiqu’il en est félicitations pour votre belle initiative,la terre a besoin de votre courage.
    JM

    • admin says:

      Bonjour Jean-Michel,

      Il n’est pas nécessaire d’être vegan pour rejoindre le mouvement. Nous sommes dans une démarche d’ouverture et si nous rêvons d’un monde idéal sans souffrance et sans exploitation animale, nous savons que de nombreuses étapes sont nécessaires, que le chemin est long et nous encourageons chaque pas vers cela. Il ne s’agit pas d’être parfait, mais d’agir ensemble, d’informer, de mobiliser et de faire changer les consciences. C’est un mouvement, un chemin et nous serions ravis que vous le suiviez avec nous!
      Très bonne journée à vous!

      • JM says:

        Bonjour,
        Merci pour votre reponse claire,rapide et encourageante,je m’inscris de suite,pour avancer à vos côtés et aux côtés de celles,ceux qui y croient encore.

  7. Didier Barthès says:

    Bonjour,
    Vous insistez avec raison sur l’effroyable rapidité avec laquelle disparaissent tous les animaux sauvages.
    Mais alors, pour lutter contre cette sixième extinction, ne doit on pas mettre au premier rang le problème de la démographie humaine dont la croissance ne cesse de réduire à presque rien tous les espaces autrefois réservés à la faune et à la flore ?
    Au cours des seules quarante dernières années, le nombre d’animaux sauvages vertébrés a été divisé par deux, dans le même temps exactement, le nombre d’humains a été, lui, multiplié par deux. Comment ne pas voir un lien de cause à effet ?
    Ce nouveau mouvement tout à fait sympathique et nécessaire devrait sans doute mettre la lutte contre l’explosion démographique au premier rang de ses préoccupations, via l’aide à la planification familiale.
    Dans un monde surpeuplé, tous nos autres efforts en matière de protection de la nature seront évidemment réduits à néant.

    • admin says:

      Bonjour Didier,

      Sans rentrer trop dans les détails, la densité au km2 au niveau mondial est très loin d’être la cause principale de l’extinction des espèces animales. La densité au niveau mondiale est de l’ordre de 49 habitant au km2. A titre de comparaison, en France nous sommes à 96 habitants au km2 et 244 habitants au km2 au Royaume-Uni. Il y a de très nombreuses zones dépeuplées au monde et de nombreux pays industrialisés ont une courbe démographique descendante (Allemagne, Japon etc.). Par contre vous avez raison sur le fait que l’augmentation de la démographie humaine peut avoir un impact dès lors qu’elle adopte un mode de consommation déraisonnable. La principale cause de l’extinction des espèces est, et de très très loin l’élevage. Nous ferons un dossier là dessus très prochainement, l’espace manque pour parler de façon sérieuse et documentée mais ce sera fait très vite!

  8. terrienne00 says:

    bonjour à Aymeric que j’apprécie beaucoup. juste un mot concernant la surpopulation : les humains ne font pas QUE manger ! 7 milliards d’individus, ça épuise les ressources qui ne sont pas illimitées, ça consomme de l’énergie, ça rejette des déchets qui se retrouvent partout, y compris au milieu des océans (sans parler des déchets nucléaires), ça roule en voiture, ça veut des téléphones portables, des ordinateurs, des télévisions, il faut construire, et encore construire. il faut des routes, des autoroutes, des avions, des aéroports, des porte-conteneurs pour transporter des marchandises qui traversent la planète dans tous les sens et des pétroliers qui font naufrage et bousillent la mer. l’eau douce POTABLE existe en quantité très limitée, il y a déjà des millions de gens qui n’y ont pas accès. on défriche les forêts à la vitesse grand V pour y mettre du bétail pour nourrir les mangeurs de cadavres. on ratisse si bien les océans que dans peu de temps, y aura plus aucun poisson. et comme 7 milliards d’habitants ça prend toute la place, y en a plus (de place) pour les grands mammifères (et les animaux en général) PARTOUT sur la planète. si personne ne comprend qu’être 7 milliards (combien en 2050 ?) dans un espace fini, c’est pas tout à fait pareil que 3 milliards, moi j’abandonne. il faut juste se représenter un gâteau avec 10 personnes autour : quand y a 20 personnes, les parts sont beaucoup plus petites. et quand y en a 50, elles sont encore plus petites, etc … je n’ai eu qu’un seul enfant qui lui n’en a pas eu du tout. ON NE PEUT PAS SE REPRODUIRE À L’INFINI DANS UN ESPACE FINI, CE N’EST PAS IDÉOLOGIQUE, C’EST JUSTE MATHÉMATIQUE.

    une terrienne vegan (et pessimiste) de 74 ans qui a voté René Dumont en 1974

    • Didier Barthès says:

      Vous avez évidemment raison Terrienne00, le problème que vous soulevez – la démographie – est le principal. Il est incontournable, si on échoue là-dessus, inutile de se faire la moindre illusion sur nos capacités à résoudre les autres problèmes. Nos effectifs emporteront tout.

  9. Chanoyan Fabienne says:

    Je viens d’adhérer à votre mouvement. C’est la première fois de ma vie que je m’engage, car je ne crois pas en la politique telle qu’elle existe aujourd’hui. Cela ne veut pas dire que je sois apathique ou indifférente, mais, le système politique d’aujourd’hui me semble être une mascarade, incapable de remplir sa mission et extrêmement perverti.
    Tout est sacrifié sur le champ de l’économie, et des passes droits. Nous avons bâti un système qui a fait de l’argent le roi, et qui méprise l’homme et son environnement, et dont le résultat est la précarité et l’injustice pour Nous tous, hommes, hommes-animaux, végétaux. Cette politique de droite comme de gauche a mis la finance au centre de toutes ses décisions. Bien bêtement d’ailleurs, car lorsque notre planète ne sera plus, l’argent ne sera pas de grande utilité!
    Vous, vous placez la vie au centre de votre mouvement. Je vous remercie d’avoir engagé cette lutte, et même si je sais bien que l’argent est le nerf de tout, il doit rester un moyen pour assurer notre bonheur à tous, pas l’inverse, comme c’est le cas aujourd’hui.
    Voilà pourquoi je me suis engagée dans votre mouvement, vous avez réveillé un espoir en moi, et j’espère que votre mouvement pour la vie, saura garder implacablement son objectif.

  10. Sandro Rato says:

    L’utopie, lorsqu’elle se base sur les faits, lorsqu’elle renonce enfin aux intérêts égocentriques qui ont pu la faire vaciller par le passé, a toutes les chances de voir le jour. Alors que nous vivons un nouveau « mal du siècle » qui ne nous laisse entrevoir qu’une apparence de pragmatisme pour toute horizon, il est temps de réconcilier sentiments et raison. J’ai bon espoir ! Merci !

  11. Ben says:

    Bonjour, puis-je rejoindre le parti en étant de nationalité suisse?
    Si oui, est-ce que ça sert à quelque chose ?
    Merci et bonne suite!

  12. LAMBEAUX Daniel says:

    Bienvenue dans l’ Anthropocène.
    Ce que nous ferons devra être bon pour la Vie sur Terre, pour le vivant et pour l’espèce humaine. Nous ferons tout notre possible pour limiter les dégâts, et il y a autant à faire qu’à redouter.

  13. Sebastien D says:

    Merci d’enfin oser parler des vrais enjeux ! Et notamment d’oser aborder le problème que pose la démographie humaine. Je vais vous suivre avec intérêt 😉

  14. Fabian says:

    Cela donne envie de connaître un peu plus le parti et les directives, afin de m’y impliquer bien plus qu’un simple adhérent. Je reste disponible.

  15. Saleur Diana says:

    Merci pour ce beau mouvement. Pour ces idées que j’ai toujours partagé et parce que respecter et protéger la nature et le vivant c »est préserver l’avenir de mes petit-enfants : je suis des vôtres.

  16. Patrick Gauthier says:

    Bonjour,
    Je vous souhaite une démarche honnête, de ne pas vous trahir, d’être respectueux dans votre envie de faire bouger les lignes, de chercher à convaincre plus qu’à combattre.
    Bon courage et longue vie à votre parti, rassemblement, mouvement, utopie.

  17. Maryan says:

    Bonjour, cela faisait longtemps que je vous attendais. Il faut des personnalités fortes, cultivées, intelligentes, possédant éloquence et charisme pour permettre à de telles ambitions d’exister en place publique, en place politique, en place médiatique sans passer pour de doux dingues. Merci à Aymeric Caron d’ouvrir cette voie avec talent et crédibilité. Merci à Malena AZZAM, et Benjamin JOYEUX, que je ne connais pas encore ! Merci à ceux qui, utilisant leur notoriété et les médias, ont déjà prononcé le nom de ce rassemblement et m’ont ainsi permis de guetter cette naissance porteuse d’un nouvel espoir.
    C’est tellement bon d’avoir à nouveau envie de voter !

  18. Valérie Peron says:

    Enfin de nouvelles voix de lèvent pour défendre le vivant et redonner sa place a l homme: le respect l amour et le bonheur de vivre cette vie!!!! Comment participer, s engager pour construire avec vous et faire devenir réalité cette fantastique utopie??

  19. Stephane Bouchet says:

    Bravo ! Un rassemblement rationnel, éclairé. Qui cible les vrais enjeux. Enfin une hauteur de vue qui donne envie de s’engager! Enfin une collectivité sur le champ politique. Qui donne l’espoir et l’envie d’aller au delà d’initiatives individuelles. Toutes mes félicitations et remerciements pour votre courage.

  20. Isabelle R says:

    Merci car vous avez raison, les plusieurs grandes révolutions partent d’un rêve, d’une utopie! Alors on doit y croire! J’adhere Totalement

  21. Camhythlopia37 says:

    En débutant Utopia XXI, je sortais du cauchemar de mon quotidien pour entrer dans un rêve, une utopie. En refermant le livre, il me sembla que le rêve avait pris une consistance, pouvait prétendre à une démarche politique. la création de ce mouvement, aboutissement des deux livres d’Aymeric Caron, apporte de nouvelles orientations aux impasses dans lesquelles nous nous trouvons et les valeurs humanistes et responsables proposées devraient répondre à bon nombre d’attentes. Reste à rendre tout çà possible. Quelques signaux positifs clignotent par ci par là…
    Nous sommes de plus en plus nombreux à rejeter la viande, les conditions de vie et de mort des animaux, les conditions exploitation des humains, la redistribution des richesses, la maltraitance de la nature, etc.. Alors, ce mouvement, il fallait qu’il apparaisse un jour ou l’autre.
    J’ai de la chance, j’ai 63 ans, je suis vivant et il est là. Et s’il est capable de s’accaparer nos rêves pour qu’ensemble, on en fasse une réalité, alors l’avenir pourra à nouveau nous faire rêver.

  22. Chris Betito says:

    Merci pour cette initiative ! Enfin un parti qui donne envie de s’engager, d’agir et qui met l’humain au cœur du débat. J’adhere .

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